Union des Syndicats de Pharmaciens d'Officine (USPO)

Baisse de marge sur la gamme blanche – une forte opposition de l’USPO

Le Journal officiel du 29 juin 2023 a annoncé une baisse de marge sur les compresses, pansements et sparadraps à compter du 15 juillet. Quel que soit le conditionnement, les marges (hors accords commerciaux) seront désormais de : 

  • 1,95 € de marge fixe pour les compresses,
  • 4€ de marge fixe pour les pansements fibres CMC et Urgoclean®,
  • 2,20€ de marge fixe pour les pansements vaselinés,
  • 0,75€ de marge fixe pour les sparadraps et Micropore®.

Les tarifs (de remboursement) sont réduits, tout comme les prix de cession hors taxes (HT)[1]. L’ensemble des informations tarifaires, y compris le prix unitaire réglementé[2], sont consultables sur le site http://www.codage.ext.cnamts.fr/codif/tips/index.php?p_site=AMELI. Pour rappel, la pharmacie peut facturer un dépassement à l’assuré dans la limite du prix unitaire réglementé.

Cette mesure fera perdre plus de 50 millions d’euros par an au réseau officinal. En outre, le CEPS a refusé un délai d’écoulement des stocks, obligeant certaines pharmacies à vendre à perte. Si tel est le cas, nous vous prions de le manifester en le déclarant sur la plateforme https://signal.conso.gouv.fr/. 

L’USPO s’est donc fortement opposée à cette décision unilatérale du CEPS, qui intervient dans un contexte d’augmentation importante des charges des officines, sans revalorisation conventionnelle, et de difficultés d’approvisionnement cumulées à l’augmentation des prix d’achat. 

Cette mesure est prise en totale contradiction avec les volontés du Président de la République, quant à la relocalisation des usines de production ; et cette décision va également à l’encontre des conclusions du Sénat qui pointe la politique de baisse de prix comme responsable, pour partie, des pénuries de médicaments.

Le CEPS devra donc assumer les conséquences de cette décision : délocalisation des productions françaises (au moins 2 entreprises concernées), impact socio environnemental et dépriorisation du marché français, pénuries.