L’USPO remet les pendules à l’heure sur les prix de la médication officinale

La communication de l’association familles rurales est accrocheuse mais très loin de la réalité !

Parler d’enquête alors que l’on fait un relevé dans 40 pharmacies sur les 22 000 et sur un échantillon de 11 médicaments alors que plus de 3 000 références sont concernées n’est pas sérieux et remet en question toute la crédibilité de cette communication.

Les statistiques d’IMS Pharmastat, à la même période, portant sur les prix pratiqués par 14 000 officines en France montrent que sur les 3 000 références de médicaments à prix non règlementés l’augmentation est de seulement 0.53%.

Sur les mêmes 11 médicaments étudiés, l’augmentation est de 0.93% au lieu des 4.3% clamés par cette association, soit une augmentation 4 fois moins importante sur un panel de 14 000 pharmacies et 8 fois moins importante lorsque l’on considère l’ensemble des 3 000 références concernées.

En France, les médicaments non remboursés sont les moins chers d’Europe : 30 à 40% de moins par rapport à l’Italie et l’Allemagne, 20% de moins par rapport à l’Espagne et au Portugal.

Afin de limiter les écarts de prix entre pharmacies, l’USPO demande aux pouvoirs publics d’intervenir pour permettre à nos groupements et structures d’achats de mieux négocier auprès des laboratoires et gommer leurs augmentations de prix.

Quel que soit le médicament, les pharmacies délivrent à leur patient un conseil personnalisé, dans le cadre d’un parcours de soins. La marque reste un réflexe de consommation inadapté lorsqu’il s’agit de la santé des patients.

Publication : 13 décembre 2017 | Catégorie(s) : , ,