Union des Syndicats de Pharmaciens d'Officine (USPO)

Le Point Info de l'USPO

Désogestrel : campagne d’information personnalisée sur les risques 

L’ANSM lance en septembre 2026 une campagne d’information personnalisée sur le risque de méningiome associé aux contraceptifs à base de désogestrel.  

Près de 1,6 million de femmes ayant eu une prescription remboursée de désogestrel au cours des 12 derniers mois sont concernées. Des courriers personnalisés sont également adressés aux professionnels de santé prescripteurs. 

Cette campagne constitue avant tout une démarche d’information et de prévention. Il n’y a pas de recommandation d’arrêt systématique ou de modification systématique des contraceptions à base de désogestrel. 

Un risque très faible, qui augmente avec  la durée d’exposition 

Selon l’ANSM, le risque de méningiome reste très faible. Il est principalement observé en cas d’utilisation prolongée :  

  • Le risque est multiplié par 1,7 après plus de 5 ans d’utilisation ; 
  • Il est multiplié par 2 après plus de 7 ans ;  
  • Chez les femmes de 45 ans et plus, le risque apparaît dès la première année d’utilisation ; 
  • Le risque supplémentaire s’annule un an après l’arrêt du traitement ;  
  • Le risque est plus important en cas d’exposition antérieure à certains autres progestatifs associés à un risque de méningiome.  

Les contraceptions concernées  

  • Pilules à base de désogestrel 75 µg seul  
  • Pilules combinées contenant du désogestrel 150 µg  
  • Implants contenant de l’étonogestrel  
  • Anneaux vaginaux contenant du désogestrel et de l’éthinylestradiol  

Conduite à tenir à l’officine 

La réception du courrier ne signifie pas que la patiente présente méningiome et ne justifie pas l’arrêt de la contraception. L’ANSM recommande aux femmes concernées de poursuivre leur contraception et d’en discuter lors d’une prochaine consultation de routine avec leur médecin ou leur sage-femme.  

A l’officine, le pharmacien peut donc :  

  • Rassurer la patiente sur le caractère très faible du risque et rappeler que le courrier constitue une information de sécurité et non un diagnostic ;  
  • L’inviter à ne pas interrompre seule sa contraception afin d’éviter une grossesse non désirée ;  
  • L’orienter vers son médecin ou sa sage-femme pour réévaluer la contraception, en fonction de son profil, lors de la prochaine consultation de routine ;  
  • Rappeler qu’une IRM cérébrale n’est pas recommandée systématiquement ; 
  • En présence de symptômes évocateurs d’un méningiome (céphalées persistantes, troubles visuels, troubles de l’équilibre ou du langage, perte de mémoire ou épilepsie nouvelle ou aggravée), lui recommander à prendre rendez-vous avec son médecin ou sa sage-femme. 

Pour aller plus loin : 

  • Dossier thématique USPO sur le bon usage des médicaments : cliquez ici ;