Pharmacies sinistrées : les réflexes à adopter
Dans la continuité de notre Flash Info de lundi, nous invitons les confères touchés par les dégradations du 17 et 18 octobre à immédiatement, si ce n’est déjà fait, réaliser les déclarations suivantes :
- Auprès de l’assureur de votre officine
- Auprès de votre banque professionnelle
- à l’Ordre national des pharmaciens et à votre CROP :
- Fiche réflexe des étapes à suivre
- adresse dédiée : agression-pharmacien@ordre.pharmacien.fr
- formulaire à remplir
- Écrire à votre référent sécurité ordinale
- Saisir la Commission d’entraide en cas de difficultés financières à l’adresse : cesp@ordre.pharmacien.fr
- Déposer plainte auprès des services de polices ou de gendarmerie
- Partager vos difficultés auprès de la CAVP
- Prévenir votre/vos grossistes-répartiteurs
- Prévenir votre bailleur par écrit, éventuellement lui demander une diminution du loyer si vous entrez dans les conditions de l’article 1722 du Code civil
- Réaliser les démarches pour le chômage partiel en cas de fermeture.
! Vigilances pour les journées de manifestation à venir !
Afin d’assurer la continuité de l’activité et la sécurité de l’officine lors des journées de manifestation, il est recommandé de :
- Identifier en amont si votre officine se situe sur le parcours ou à proximité des axes de manifestation.
- Prendre contact avec les services de Police ou de Gendarmerie afin de signaler votre activité et demander une vigilance particulière.
- Écrire à votre préfet si vous souhaitez alerter et/ou demander un dispositif spécial de sécurité ou autre.
- Adapter les horaires d’ouverture ou de fermeture si la situation locale le nécessite et informer votre ARS et l’Ordre.
- Vérifier auprès de votre assureur les mesures de prévention recommandées et les garanties applicables en cas de dégradations et de vols.
Si vous êtes de garde le jour concerné
- Envisager un échange de garde avec un confrère lorsque les conditions d’accès ou de sécurité paraissent difficiles
- Informer le syndicat et les services d’urgences pour assurer la bonne continuité des soins.
Mesures complémentaires de prudence
- Informer l’équipe des consignes de sécurité et des éventuelles adaptations d’organisation.
- Limiter les stocks et les espèces visibles en caisse.
- Sécuriser les accès, vitrines et ouvertures avant le début de la manifestation.
- Vérifier le bon fonctionnement des systèmes d’alarme et de vidéosurveillance.
- Anticiper les approvisionnements en médicaments essentiels en cas de difficultés de circulation.
- Informer les patients, notamment les plus fragiles, des éventuels changements d’horaires.
- Éviter les déplacements non indispensables aux heures de rassemblement.
En cas d’incident ou de menace, privilégier la sécurité des personnes et contacter immédiatement les services d’urgence.
Rappel : ne prenez aucun risque pour maintenir l’ouverture de l’officine. La sécurité des patients, de l’équipe et des locaux reste la priorité.
.
L’USPO est pleinement mobilisée et investie dans l’accompagnement des pharmacies victimes. Nous sommes à votre écoute pour répondre à la hauteur de nos compétences à chaque demande et vous apporter le soutien necessaire.
Nous vous partageons également les mesures de soutien mises en place par :
- Le Gouvernement,
- Et notre partenaire Banque Populaire – Caisse d’éparne (BPCE).
Nous avons également connaissance des dispositifs mis en place par la Fédération des CPTS, AXA et plusieurs autres organismes dont l’ordre et la CAVP.
Sachez que conformément à l’article L.211-10 du Code de la sécurité intérieur, l’État est civilement reponsable des « dégâts et dommages résultant des crimes et délits commis, à force ouverte ou par violence, par des attroupements ou rassemblements armés ou non armés, soit contre les personnes, soit contre les biens« .
Il s’agit ici de permettre au citoyen, quand les conditions sont remplies, de demander une indemnisation des préjudices demeurés à votre charge. Il est pour cela nécessaire d’apporter les preuves matériels et chiffrés des dégâts subis avant de réaliser une demande documentée au préfet, puis d’effectuer un recours devant le tribunal administratif.
.
