L’avenant n°1 de 2024 avec la CNAM décidément mal ficelé !
Paris, le 8 janvier 2026
L’USPO a refusé de signer l’avenant n°1 à la convention nationale pharmaceutique, considérant qu’il ne compensait en rien l’inflation subie par les officines et qu’il augmentait la fragilisation durable, voire la disparition, de centaines de pharmacies sur le territoire.
Malgré ces alertes, la FSPF a fait le choix de signer seul cet accord le 10 juin 2024 avec l’Assurance maladie, poursuivant sa ligne historique du « cela aurait pu être pire ».
Une stratégie de résignation qui se paie aujourd’hui au prix fort.
Dès sa première année d’application, en 2025, l’avenant n°1 accuse déjà un retard de 118 millions d’euros par rapport à ses projections initiales, selon l’Observatoire de l’Assurance maladie (nov 2025). Un écart considérable, révélateur d’un dispositif sous-dimensionné dès l’origine.
Une revalorisation promise… toujours pas appliquée
Au 8 janvier 2026, l’USPO s’étonne que la revalorisation de 0,10 € de l’honoraire à l’âge ne soit toujours pas effective pour l’ensemble des officines, alors même qu’elle est prévue à l’avenant n°1, publiée dans l’arrêté du 5 juillet 2024 au JO, et qu’elle devait s’appliquer au 1er janvier 2026.
Cette revalorisation était déjà très insuffisante au regard de l’inflation des charges supportées par les officines. Constater aujourd’hui que même ces maigres compensations ne sont pas mises en œuvre constitue un signal particulièrement préoccupant pour la profession.
À ce jour, aucune communication officielle des deux signataires de l’avenant n’a été faite pour expliquer ce retard. La précipitation dans la signature contraste singulièrement avec l’absence de suivi opérationnel de l’accord. Seule la publication de la fiche n°299v2 par le GIE Sesam-vitale, il a quelques heures, présage d’une régularisation dans les prochains jours.
Partout sur le territoire, les signaux d’alerte se multiplient : pharmaciens titulaires, experts-comptables et tribunaux de commerce constatent une dégradation rapide de la situation financière des officines.
Face à cette urgence, l’USPO demande l’ouverture urgente d’un avenant n°2, afin de compenser les hausses de charges salariales imposées par la convention collective, d’anticiper l’impact de la réforme du troisième cycle des études de pharmacie et de corriger les effets délétères des baisses de prix inédites sur les médicaments à faible valeur, révélatrices des failles profondes du système actuel de régulation économique.
