La contre-offensive n’en finit jamais !
Lors des dernières élections URPS, nous avions porté un slogan qui résonne aujourd’hui avec une acuité particulière : « Redonner la joie d’exercer à nos confrères ». Cette promesse n’était pas une simple formule électorale : elle est la boussole de chacun de nos combats face à une réalité de terrain qui devient, mois après mois, de plus en plus brutale.
- Avenant 2 : Ne vous trompez pas de combat, ni d’auteur
L’avenant 1 a laissé un goût amer à notre profession. Les revalorisations qu’il contenait ne sont, au mieux, qu’un pansement dérisoire sur une plaie béante. Gagner 10 centimes de plus par ordonnance n’est pas une victoire, c’est une ignorance de la réalité de nos charges.
C’est pourquoi l’USPO a exigé, seule et rapidement début 2025, l’ouverture de négociations pour un avenant 2 ambitieux. Je constate que certains tentent aujourd’hui de s’approprier la paternité de cette demande, mais le monde pharmaceutique n’est pas dupe.
L’USPO a bien été l’instigatrice de ce mouvement car nous refusons de voir 300 pharmacies supplémentaires baisser le rideau. Notre objectif est clair : transformer les pourcentages abstraits en euros réels pour sauver la rentabilité de nos officines et protéger les emplois de nos collaborateurs.
- Le fléau de l’absurdité administrative
Mais la joie d’exercer ne se limite pas à la seule viabilité économique. Elle se heurte chaque jour au mur de la complexité administrative, un mal qui ronge notre temps pharmaceutique. Le constat est effarant : nous sommes devenus des gestionnaires de flux et de litiges au détriment de notre mission de santé publique. L’USPO demande un véritable choc de simplification. Pourquoi les pharmacies devraient-elles être les seules à ne pas bénéficier d’aides à la gestion administrative, comme c’est le cas pour les assistants médicaux ?
- Trésorerie en danger : une faillite technique inacceptable
Cette surcharge administrative a atteint un point de rupture critique ces derniers jours. Les dysfonctionnements majeurs des bases de données publiques lors des mises à jour de prix et de TFR sont indignes d’un système de santé moderne.
Au moment où je vous écris, l’Assurance Maladie accuse des retards de paiement massifs. L’USPO a tiré la sonnette d’alarme dès le 30 janvier pour exiger le paiement immédiat des Feuilles de Soins Électroniques (FSE) en souffrance. À la date du 11 février, les virements n’étaient toujours pas réalisés. Cela est inadmissible. Nous n’accepterons pas que les officines s’enlisent dans des difficultés de trésorerie dues à des défaillances techniques dont les pouvoirs publics ont l’exclusive responsabilité.
- Un syndicat à vos côtés, déterminé et vigilant
L’USPO ne lâchera rien. Qu’il s’agisse d’obtenir les remises sur les biosimilaires ou de contester le déremboursement absurde des tests antigéniques en pleine épidémie, nous avons été et sommes toujours au front. La pharmacie d’officine est l’un des maillages de proximité les plus efficaces de France : il est temps que l’État cesse de le fragiliser. Le combat continue donc.
Plus que jamais, l’USPO est là pour vous, pour nous, et pour l’avenir de notre métier.
Très confraternellement,
Pierre-Olivier Variot, Président
